Santé des animaux

Érosion de la tête et des lignes latérales (HLLE)

Érosion de la tête et des lignes latérales (HLLE)

L'érosion de la tête et des lignes latérales (HLLE) est une maladie chronique chez les poissons qui découle de la ligne latérale, qui est un organe sensoriel linéaire s'étendant le long des deux côtés de la plupart des poissons juste en dessous de la surface de la peau, généralement marqué à l'extérieur par une série de pores qui s'ouvrent à travers les écailles.

Une inspection minutieuse des poissons affectés peut révéler de petites fosses dans l'épiderme (peau) autour de la tête et de la ligne latérale évoluant vers de grands ulcères non hémorragiques (ne saignant pas). Ces lésions sont souvent sans pigmentation et peuvent prolonger la longueur de la ligne latérale.

HLLE est un syndrome courant d'espèces marines gardées en captivité. Les lésions cliniques des poissons atteints comprennent des érosions superficielles de la tête et du visage, qui progressent le long du flanc latéral pour atteindre la ligne latérale. La maladie clinique n'est généralement pas mortelle mais peut entraîner des cicatrices permanentes de la peau.

Les causes

La cause principale du HLLE n'a pas été découverte, bien que des facteurs de stress environnementaux tels que la mauvaise qualité de l'eau, une nutrition inadéquate et la présence de pathogènes opportunistes semblent être impliqués. Des rapports récents d'un réovirus isolé à partir d'un poisson-ange très malade présentant les lésions initiales associées au HLLE peuvent soutenir la théorie d'un état immunodéprimé existant chez les poissons affectés par le HLLE. Étant donné que les réovirus aquatiques ont tendance à avoir une faible pathogénicité (capacité de provoquer des maladies), ils se trouvent généralement en association avec des éclosions de maladies liées au stress. D'autres études seront nécessaires pour établir un lien étiologique entre HLLE et le réovirus.

Dans la plupart des cas, la maladie ne provoque pas la mort. Les poissons touchés sont généralement en captivité depuis plusieurs mois ou plus. Les Tangs (Acanthuridae) et les anges marins (Pomacanthidae) présentent fréquemment des lésions cohérentes avec HLLE.

Diagnostic

Le diagnostic de HLLE est basé sur l'histoire et l'apparence du poisson. Comme ce problème semble être davantage un syndrome qu'une maladie spécifique, un "diagnostic" définitif est difficile. Votre vétérinaire pourra éliminer les maladies bactériennes, les maladies parasitaires et les traumatismes en examinant vos poissons et en prenant des biopsies cutanées inoffensives.

HLLE ne tue généralement pas les poissons et les individus atteints sont connus pour survivre pendant des années avec une légère progression des signes cliniques.

Soins à domicile

Pour corriger cette condition, un changement d'élevage est presque toujours nécessaire. L'amélioration de la nutrition combinée à l'élimination des facteurs de stress externes (camarades agressifs et mauvais éclairage, par exemple) peut arrêter ou même inverser le syndrome.

Le traitement avec des antimicrobiens (antibiotiques) seul ne réussit pas, bien que la résolution des lésions puisse être observée avec une supplémentation en vitamine C ou l'élimination du charbon activé des systèmes de filtration.

Soins préventifs

La meilleure façon de prévenir ce problème frustrant est d'éviter de garder des espèces sensibles au syndrome. Votre commis d'animalerie et une variété de manuels et de magazines peuvent vous aider à sélectionner les espèces.

Si vous conservez des espèces vulnérables à HLLE, vous souhaiterez leur fournir des conditions environnementales optimales, notamment: une alimentation fraîche et équilibrée, la lumière du soleil artificielle, les températures de l'eau préférées et une eau cristalline avec des changements d'eau fréquents.